
Borderline Art Space (fondé en 2015) est une galerie de Iași qui promeut l'art contemporain produit dans des situations sociales, politiques et de frontière diverses, favorisant un discours critique sur les problématiques et poétiques actuelles — un espace dont l'identité même résonne avec les seuils explorés dans cette œuvre. Dans son projet pictural, Ioana Irimia propose une combinaison fascinante, conçue et développée dans l'esprit transdisciplinaire le plus authentique, de thèmes et domaines apparemment inconciliables dans l'espace mental de l'humanité actuelle.

Borderline Art Space (fondé en 2015) est une galerie de Iași qui promeut l'art contemporain produit dans des situations sociales, politiques et de frontière diverses, favorisant un discours critique sur les problématiques et poétiques actuelles — un espace dont l'identité même résonne avec les seuils explorés dans cette œuvre. Dans son projet pictural, Ioana Irimia propose une combinaison fascinante, conçue et développée dans l'esprit transdisciplinaire le plus authentique, de thèmes et domaines apparemment inconciliables dans l'espace mental de l'humanité actuelle.

Son installation picturale, composée de trente-neuf toiles circulaires égales de 50 cm de diamètre, débute par une série de métaphores visuelles représentant des instances «tomographiques» d'un foetus humain sur neuf mois de vie intra-utérine, poursuivies par des transpositions picturales originales des trente «degrés» symboliques du devenir moral et spirituel, tels qu'ils sont décrits dans le traité théologique médiéval L'Echelle du Paradis de saint Jean Climaque. Ses compositions circulaires s'inspirent de l'imaginaire artistique médiéval, filtrées par la sensibilité chromatique propre à l'esprit de la peinture contemporaine. En vertu d'une idée ancienne, réactualisée dans un livre récent d'auteurs français contemporains (Daniel Meurois et Anne Givaudan — «Les neuf marches — regard spirituel sur la genèse de l'être humain»), l'âme humaine «descend» dans la matière par l'expérience des neuf mois de grossesse, période durant laquelle il lui est donné de s'adapter et d'oublier toute l'expérience accumulée antérieurement, pour entamer une nouvelle étape de son «élévation» spirituelle, en traversant les épreuves des «péchés» et des «vertus» qu'elle rencontrera dans l'arc de son incursion terrestre actuelle.

Son installation picturale, composée de trente-neuf toiles circulaires égales de 50 cm de diamètre, débute par une série de métaphores visuelles représentant des instances «tomographiques» d'un foetus humain sur neuf mois de vie intra-utérine, poursuivies par des transpositions picturales originales des trente «degrés» symboliques du devenir moral et spirituel, tels qu'ils sont décrits dans le traité théologique médiéval L'Echelle du Paradis de saint Jean Climaque. Ses compositions circulaires s'inspirent de l'imaginaire artistique médiéval, filtrées par la sensibilité chromatique propre à l'esprit de la peinture contemporaine. En vertu d'une idée ancienne, réactualisée dans un livre récent d'auteurs français contemporains (Daniel Meurois et Anne Givaudan — «Les neuf marches — regard spirituel sur la genèse de l'être humain»), l'âme humaine «descend» dans la matière par l'expérience des neuf mois de grossesse, période durant laquelle il lui est donné de s'adapter et d'oublier toute l'expérience accumulée antérieurement, pour entamer une nouvelle étape de son «élévation» spirituelle, en traversant les épreuves des «péchés» et des «vertus» qu'elle rencontrera dans l'arc de son incursion terrestre actuelle.

L'installation est divisée en deux registres visuels et idéatifs distincts, générant une forte dimension «musicale» du projet, avec une référence directe à cette «musique des sphères» que Pythagore affirmait être produite par les mécanismes d'interaction des corps célestes. Les formes circulaires des cadres et des personnages, ainsi que les couleurs brillantes aux harmonies sophistiquées, confèrent cette puissante note de musicalité immatérielle. Si les neuf premières sont des représentations formelles quasi fidèles du développement foetal, les trente autres s'inspirent de sources artistiques médiévales — bas-reliefs, miniatures et icônes byzantines — ainsi que de pièces appartenant à l'art occidental de l'époque du théologien byzantin Jean Climaque, qui l'a inspirée. Sa démarche créative consiste à générer des configurations de gammes et technologies chromatiques d'une acuité, d'un éclat, d'une beauté et d'une complexité remarquables. Les juxtapositions, superpositions, contrastes et accords subtils incluent des tons saturés de couleurs acides, spécifiques à la peinture urbaine actuelle des grands centres des arts visuels planétaires. Nous avons affaire à des influences visibles de l'art numérique et des «goûts» chromatiques résultant de l'action systématique de l'industrie des médias sur la conscience visuelle de l'époque postmoderne.

L'installation est divisée en deux registres visuels et idéatifs distincts, générant une forte dimension «musicale» du projet, avec une référence directe à cette «musique des sphères» que Pythagore affirmait être produite par les mécanismes d'interaction des corps célestes. Les formes circulaires des cadres et des personnages, ainsi que les couleurs brillantes aux harmonies sophistiquées, confèrent cette puissante note de musicalité immatérielle. Si les neuf premières sont des représentations formelles quasi fidèles du développement foetal, les trente autres s'inspirent de sources artistiques médiévales — bas-reliefs, miniatures et icônes byzantines — ainsi que de pièces appartenant à l'art occidental de l'époque du théologien byzantin Jean Climaque, qui l'a inspirée. Sa démarche créative consiste à générer des configurations de gammes et technologies chromatiques d'une acuité, d'un éclat, d'une beauté et d'une complexité remarquables. Les juxtapositions, superpositions, contrastes et accords subtils incluent des tons saturés de couleurs acides, spécifiques à la peinture urbaine actuelle des grands centres des arts visuels planétaires. Nous avons affaire à des influences visibles de l'art numérique et des «goûts» chromatiques résultant de l'action systématique de l'industrie des médias sur la conscience visuelle de l'époque postmoderne.

Ioana Irimia a déclenché ainsi la possibilité de capter l'attention immédiate du public familiarisé avec les phénomènes de la peinture contemporaine, l'introduisant — «par enveloppement» — dans l'univers de ses problématiques et préoccupations. Elle investit chaque signe et symbole formel d'attributs chromatiques soigneusement choisis, générant tensions et centres visuels, dynamisme et stabilité, au sein des compositions circulaires excellemment gérées dans l'économie de chaque toile et de l'ensemble qu'elle réalise.

Ioana Irimia a déclenché ainsi la possibilité de capter l'attention immédiate du public familiarisé avec les phénomènes de la peinture contemporaine, l'introduisant — «par enveloppement» — dans l'univers de ses problématiques et préoccupations. Elle investit chaque signe et symbole formel d'attributs chromatiques soigneusement choisis, générant tensions et centres visuels, dynamisme et stabilité, au sein des compositions circulaires excellemment gérées dans l'économie de chaque toile et de l'ensemble qu'elle réalise.
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